Je me sens égoïste comme pas deux. Le genre de mec que moi même je n'oserai pas fréquenter mais que veux-tu ? Je suis humain après tout. J'ai fais des erreurs, avec toi, avec elle, avec beaucoup d'autres. J'essaye de me racheter, tu le sais, tu l'as deviné. Mais je suis maladroit, je ne sais pas m'y prendre et au lieu de réconforter je ne fais que blesser, toujours blesser sans jamais oser m'excuser de peur de tout faire aggraver.
Toi, tu sais que j'ai toujours cherché à être juste et droit avec toi. Je sais que certaines choses tu ne les comprendras jamais, mais tu auras au moins fais l'effort d'essayer tandis que moi j'ai toujours refusé, toujours été bouché. Je ne m'excuserai jamais assez, et ne m'excuserai jamais. Pas par fierté, mais parce que jamais tu ne comprendras pourquoi est-ce que je le fais.
Elle, si elle était encore là, elle saura ce que j'aurais voulu dire. Elle saura ce que j'ai toujours voulu faire comprendre. Jamais on ne m'avait aussi bien comprit qu'elle, et derrière ses yeux noirs, je revoyais l'espoir qui sans elle se meurt un peu chaque jour. Mais sans elle ne désespoir n'est pas permit, car sans moi elle avait tout de même réussi à surmonter tant d'épreuves dont je n'ai eu connaissance que plus tard de leur dureté.
Eux, c'est tous les autres. Certains je m'en fous, d'autres moins. Ils savent eux au moins que ce n'est pas par défi, mais juste par choix. Je ne peux pas aimer tout le monde, ni connaitre tout le monde. Et si c'était à choisir, je préfèrerai n'en connaitre aucun. Je les fais souffrir je le sais, par mes absences à répétitions, tant physiquement que mentalement. Je passe mon temps à me déconnecter du monde, à m'éclipser de la vie, mais je sais qu'un jour on me pardonnera.
Cet article n'a aucun but. Aucun si ce n'est de se pencher un peu sur cette photo retrouvée par hasard. Cette photo en dit bien long qu'une dizaine de mots alignés maladroitement.